Lutte contre la pauvreté au Niger

 

Femme tisserandeLa stratégie de réduction de la pauvreté au Niger repose sur trois (3) grands principes à savoir la prise en compte du genre, la redéfinition du rôle des différents intervenants et la promotion d'une bonne gouvernance.

Les présentes stratégies ainsi que les actions et mesures qui les sous-tendent seront mises en oeuvre sur la base d'un chronogramme précis établi pour la période du programme.

STRATEGIES DE DEVELOPPEMENT DU SECTEUR PRODUCTIF

Le secteur rural et la sécurité alimentaire

Face à tous les défis à relever dans le domaine du développement rural et de la sécurité alimentaire, l'objectif global est de contribuer à l'amélioration du nievau de vie des populations.Elevage d'azawak

Le choix des stratégies à développer pour l'atteinte de cet objectif global doit tenir compte du contexte particulier d'un environnement naturel hostile et d'une rareté des ressources naturelles et financières au NIger dans la gestion rationnelle est indispensable.

Ces stratégies doivent également tenir compte des potentialités existantes notamment les 15 millions d'hectares cultivables et 270 000 hectares irriguables mais aussi un cheptel d'environ 4,5 millions d'unités disposant de près de 60 millions d'hectares de superficies pâturables.

Toutes stratégies de développement rural à mettre en oeuvre doit d'abord chercher à minimiser, sinon à rompre la dépendance des productions rurales (agricoles et pastorales en particulier) du cycle pluviométrique à cause de l'incertitude qui le caractérise. A moyen et long termes, les stratégies devront s'orienter vers le renforcement de la culture irriguée qui passe nécessairement par une politique de mobilisation des ressources en eau.

Femmes cultivant le niébéAussi faut il rappeler les options stratégiques envisagées et parfois mises en oeuvre par les autorités à travers notamment les Principes Directeurs d'une Politique de Développement Rural pour le NIger en 1992; le Plan National de l'Environnement pour un Développement Durable PNEDD en 1998, le Programme Cadre de Lutte Contre la Pauvreté en 1998,

la Stratégie de Croissance AgricoleDuranle en 1999, la Stratégie Opérationnelle de Sécurité Alimentaire pour le Niger (SOSA) en 2000, les stratégies de développement de l'irrigation et de la collecte des eaux de ruissellement en 2001, le Document cadre pour la relance du secteur de l'élevage au Niger en 2001, la Stratégie de développement et de la micro finance en 2001, la Politique et les stratégies pour l'Eau et l'Assainissement, le Programme National global sécurité alimentaire à partir de 2002, la Stratégie Nationale de Sécurité alimentaire à partir de 2002, la Stratégie Nationale de Sécurité alimentaire à partir de 2002, le Programme National intégré de Recherche et de Vulgarisation, le Plan à long terme de la Recherche Agronomique, le Plan d'Action National de Lutte Contre la Désertification. En outre, une stratégie de développement rural sera élaborée en 2002.

A partir des orientations stratégiques données par ces documents et sur la base du diagnostic posé, les axes stratégiques suivants sont retenus comme prioritaires :

  • le développement de l'agriculture et de l'élevage;
  • la lutte contre la desertification et la gestion des ressources naturelles;
  • le développement des productions connexes à l'économie rurale (activités génératrices de revenus).

Pour un développement durable du secteur rural, un accroissement et une diversification de la production agricole, pastorale, forestière, halieutique, de la conservation de la diversité biologique seront envisagés selon les zones agro-écologiques du Niger.

En complément de toutes ces opportunités, le développement des activités génératrices de revenus (AGR) en milieu rural, à travers notamment la transformation et le commerce des produits agro-sylvo-pastoraux, sont susceptibles d'améliorer et d'accroître sensiblement le revenu des populations rurales. Cependant, pour accompagner et soutenir ces stratégies, un système de financement adapté au monde rural est indispensable au NIger. Dans le contexte actuel de notre pays, les systèmes financiers décentralisés (SFD) qui octroient des crédits et l'épargne locale doivent être complétés par des systèmes financiers qui s'intéressent à l'équipement rural, y compris l'agro-industrie.

Les transports routiers, les mines et l'énergie

Les transports routiers contribuent à réduire la pauvreté en servant d'appui à la croissance économique et en accompagnant l'essentiel des activités cibles sur la pauvreté. Ils jouent aussi un rôle important dans la sécurité alimentaire et l'accès aux services de base.

Pour la mise en oeuvre de ces objectifs , les stratégies retenues visent :

  • l'amélioration de la programmation et des méthodes d'exécution d'entretien routier;
  • l'assurance dans la régularité de l'exécution;
  • la construction des routes rurales et les routes nationales dont la mise en oeuvre a un impact positif sur les conditions de vie des populations;
  • l'implication des populations bénéficiaires dans la réalisation des projets;
  • l'élaboration et la mise en oeuvre d'un plan national des transports;
  • la libéralisation du secteur par l'élimination des entraves institutionnnelles et l'amélioration de la chaîne logistique de transport;
  • l'amélioration du contrôle technique du matériel;
  • l'amélioration du système d'information, l'éducation et la sensibilisation du public;
  • la promotion des transports intermédiaires non motorisés et des transports collectifs.

En ce qui concerne le secteurs des mines et de l'énergie, ils disposent de potentialités capables d'apporter des transformations qualitatives dans l'économie au point de servir de levier à la réduction de la pauvreté, en particulier, à travers le développement et la promotion des énergies nouvelles et renouvelables (solaire, éolienne,etc.) et le potentiel en intrants que renferment les mines. Aussi les stratégies suivantes ont-elles été retenues à savoir :

  • la réforme du secteur de l'énergie;
  • la promotion des combustibles de substitution au bois;
  • la création des conditions de compétitivité de la filière uranium;
  • l'exploitation des substances pouvant constituer des intrants au secteur agricole.

Le secteur privé, le tourisme et l'artisanat

Le secteur privé, l'artisanat et le tourisme sont des secteurs qui disposent d'une grande capacité de création d'emplois et de génération de revenus, ils constituent de ce fait, un levier non négligeable dans la relance de la croissance économique.Haute couture nigérienne

Les stratégies du programme seront concentrées sur les axes d'intervention suivants :

  • la création d'un environnement institutionnel et juridique incitatif;
  • le renforcement de l'autonomie organisationnelle du secteur privé;
  • l'appui à la création et au développement des entreprises privées;
  • la valorisation des ressources locales;
  • la promotion et le développement des opportunités provenant de l'intégration régionale;
  • l'assainissement du secteur bancaire et financier;
  • l'accélération du processus de privatiosation des entreprises publiques;
  • la création des bases de développement d'un tourisme d'agrément et de l'éco-tourisme;
  • l'introduction du Niger sur le marché grand public par le recours à l'expertise des opérateurs privés du tourisme;
  • la promotion de l'artisanat à travers la demande et l'offre des secteurs utilisateurs;
  • la promotion des produits artisanaux auprès des nigériens;
  • enfin, des manifestations spécifique sous forme de conférence, forum, etc. seront organisées conjointement avec les partenaires du secteur privé pour faire connaître les opportunités, les atouts et possibilités d'investissements dont dispose le Niger dans les domaines du tourisme, de l'artisanat, de l'agro-alimentaire, des infrastructures.