Mot de bienvenue du premier ministre du Niger

"Le Gouvernement entend utiliser toutes les possibilités offertes par l'Informatique et les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication pour rendre transparente la gestion des affaires de l'État." - Son Excellence Hama Amadou

Je voudrais souhaiter au nom du Président de la République Son Excellence TANDJA MAMADOU, du Gouvernement et du Peuple nigérien, la très chaleureuse bienvenue sur ce site Internet : "Le Niger, une Démocratie en marche".
C'est le lieu pour le Gouvernement de faire découvrir et faire connaître davantage le Niger d'aujourd'hui dans tous ses aspects : les potentialités dont il regorge, les défis qui l'assaillent, les efforts déployés pour y faire face, et les résultats probants qu'il enregistre dans sa lutte résolue pour la liberté et le progrès.
Le Niger notre pays, n'est pas resté en marge des mutations et bouleversements internes et externes qui ont entraîné l'avènement de la Démocratie pluraliste en Afrique dans les années 1990.

Les conséquences des mauvaises gestions et des Programmes d'Ajustement Structurel (PAS) qui les ont suivies, ont créé dans la plupart des pays africains, une situation d'extrême tension sociale et politique dont le discours de la Baule ne fut qu'un détonateur.

En effet ici et là, en Afrique, les peuples aspirant à la liberté et au mieux être, exigeaient une démocratisation des systèmes en vigueur pour participer effectivement à la gestion politique, économique et sociale de leurs pays.
Au Niger, l'avènement de ce processus démocratique va soulever un immense espoir de renouveau. Malheureusement, faute de discernement et de réalisme dans la mise en œuvre, le pays va s'engager puis sombrer pendant 10 ans (1990-1999) dans une crise généralisée entraînant une instabilité politique quasi-chronique, un effondrement de l'économie, et une paupérisation sans précédent des populations.
La vie politique et institutionnelle connaîtra alors une évolution chaotique ponctuée par des soubresauts et des turbulences de toutes sortes.
Toutefois, si au terme de cette décennie marquée par l'instabilité permanente, le bilan global (économique, financier et social) frisait le désastre, on peut noter au plan politique deux motifs de réconfort :

  • Le retour de la paix avec la signature des accords de Ouagadougou (1994), d'Alger (1997) et de N'Djaména (1998) avec les rébellions du Nord et de l'Est.
  • L'organisation en octobre et novembre 1999 d'élections présidentielles et législatives, libres et transparentes, unanimement saluées ici et ailleurs, permettant à notre peuple de renouer avec la démocratie et de retrouver des raisons d'espérer.
Dès son installation, le Gouvernement de la 5ème République, sur la base des orientations et directives du Président de la République Son Excellence TANDJA MAMADOU, s'est investi résolument pour non seulement renforcer cette stabilité politique encore précaire (du fait notamment de la situation économique et financière catastrophique), mais aussi créer les conditions d'un apaisement global et durable sur tous les fronts, notamment par :
  1. La mise en place effective des institutions prévues par la Constitution;
  2. La poursuite de la consolidation du processus de paix consacrée par la cérémonie de la Flamme de la Paix célébrée à Agadez le 25 septembre 2000;
  3. L'instauration d'un dialogue permanent avec les partenaires sociaux et la société civile ;
  4. Le rétablissement de l'orthodoxie financière et le paiement régulier des salaires ;
  5. La stabilisation du cadre macro-économique et l'élaboration de programmes de redressement global et durable pour une lutte résolue contre la pauvreté (DSRP) ;
  6. L'instauration de la Bonne Gouvernance à tous les niveaux ;
  7. La poursuite du processus de Décentralisation et la préparation des élections locales pour un enracinement irréversible du processus démocratique ;
  8. Le respect scrupuleux de l'indépendance de la justice, de la liberté de la presse et des droits de l'Homme.

Les efforts déployés et les progrès accomplis dans la voie du renforcement de l'Etat de droit, de la démocratie et du redressement économique et financier ont permis à notre pays de renouer des relations de respect réciproque avec ses partenaires bilatéraux et multilatéraux, et de retrouver sa crédibilité auprès de l'ensemble de la communauté internationale.

Ainsi, grâce aux performances réalisées par le Gouvernement, le Niger bénéficie désormais de concours financiers appréciables dont l'allégement substantiel de sa dette extérieure constitue, à n'en point douter, une éloquente illustration.
C'est dire qu'aujourd'hui, notre pays qui se trouvait il y a moins de deux ans dans une situation catastrophique, se relève progressivement pour entrer de plain pied dans le nouveau millénaire avec la foi retrouvée dans son avenir.

HAMA AMADOU
PREMIER MINISTRE